Comment introduire un sujet à la fois délicat et essentiel? Aujourd’hui, je prends un moment pour vous parler d’une problématique qui me préoccupe particulièrement. Les solutions de contrôle sont encore limitées, et je dois souvent annoncer à mes clients que s’en débarrasser complètement demandera beaucoup de temps et que tous ces efforts ne garantissent pas le succès.

Mon objectif est donc de vous informer le plus clairement possible afin de vous aider à prendre de meilleures décisions et à vous outiller pour combattre — ou du moins contrôler — ces envahisseurs indésirables.

Je vous fais patienter, n’est-ce pas? Le sujet du jour : les plantes exotiques envahissantes… et un outil en ligne qui permet de mieux les connaître.

Les espèces exotiques envahissantes : un danger silencieux pour nos écosystèmes

Avant d’aller plus loin, rappelons ce que signifie le terme espèce exotique envahissante (EEE). Il peut s’agir d’une plante, d’un animal ou même d’un micro-organisme (champignon, bactérie ou virus) introduit en dehors de son aire de répartition naturelle. Une fois installée, l’espèce colonise rapidement son nouvel environnement, au point de prendre le dessus sur les espèces locales.

Le problème? Ces envahisseurs deviennent le plus souvent nuisibles et menacent non seulement l’équilibre écologique, mais aussi l’économie et la société. Leur présence représente un risque direct pour la biodiversité du Québec.

Plusieurs espèces sont déjà bien implantées dans la province. D’autres se trouvent « à nos portes », prêtes à s’établir si rien n’est fait pour les en empêcher. Car une fois qu’elles sont installées, il devient extrêmement difficile — et souvent très coûteux — de les contrôler. Quant à les éradiquer complètement, c’est généralement impossible.

C’est pourquoi la prévention demeure la meilleure stratégie pour limiter leur propagation et protéger nos milieux naturels.

Dans cet article, je vais donc concentrer mon propos sur les plantes exotiques envahissantes (PEE). C’est mon domaine d’expertise, mais aussi une passion et un sujet qui me touche profondément.

Érable de Norvège

Source de l’image : https://www.pub.enviroweb.gouv.qc.ca/

D’où viennent ces fameuses EEE?

L’introduction des espèces exotiques envahissantes, qu’elle soit volontaire ou accidentelle, est liée aux activités humaines. Et ça ne date pas d’hier. Les premiers explorateurs européens qui voyageaient par bateau ont été parmi les premiers à introduire de nouvelles espèces.

Certains phénomènes naturels, que l’on vit de plus en plus fréquemment, comme les fortes inondations, peuvent aussi contribuer à la dispersion de certaines plantes. Les changements climatiques, en déréglant les températures, facilitent également la survie et la reproduction d’espèces exotiques qui se trouvent non loin de nous et qui finissent par devenir plus résistantes à notre environnement.

Certaines espèces sont particulièrement préoccupantes, car elles représentent une menace pour la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes naturels et, parfois, la santé humaine.

À l’opposé, certaines espèces exotiques sont présentes depuis longtemps au Québec et font désormais partie du paysage, comme la carpe commune ou le pissenlit. Bien qu’elles puissent causer des problèmes localement, elles ne font généralement pas l’objet de surveillance ou de contrôle.

Le gouvernement du Québec, par l’entremise du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, a mis en place un outil appelé Sentinelle.

Cet outil a pour but de faciliter la détection des espèces exotiques envahissantes. Sur le site, il est possible de :

  • signaler en ligne la présence d’une espèce exotique envahissante;
  • consulter des cartes interactives qui répertorient les signalements déjà enregistrés.
  • consulter les fiches des EEE actuelles

Érable à Giguère

Source de l’image : https://www.pub.enviroweb.gouv.qc.ca/

Pourquoi les espèces exotiques envahissantes nous inquiètent

L’arrivée d’espèces exotiques peut bouleverser un écosystème : elles réduisent ou éliminent les espèces locales et modifient le fonctionnement naturel des milieux. Ce phénomène, appelé homogénéisation biologique, entraîne une perte de biodiversité, essentielle à l’équilibre de notre planète.

Les impacts sont majeurs : on estime que ces espèces ont déjà causé la disparition d’environ 110 espèces de vertébrés dans le monde et affectent presque tous les types d’écosystèmes.

Au Canada, le problème est particulièrement marqué dans le sud de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec, là où le climat plus chaud et l’aménagement humain (agriculture, foresterie, urbanisation) rendent les milieux plus vulnérables. Les îles, comme Terre-Neuve et celles de la Reine-Charlotte, sont aussi très fragiles : près de 50 % des mammifères qu’on y trouve sont en fait des espèces introduites.

Les conséquences économiques sont énormes. Chaque année, les pertes agricoles et forestières liées aux ravageurs et maladies exotiques se chiffrent en millions de dollars, auxquels s’ajoutent les dépenses en pesticides. La moule zébrée, par exemple, a déjà causé des dizaines de millions de dollars en dommages aux infrastructures des Grands Lacs, et pourrait coûter jusqu’à 5 milliards $ supplémentaires au Canada et aux États-Unis dans les 10 prochaines années.

Enfin, certaines espèces exotiques menacent aussi la santé humaine. Le virus du Nil occidental, transmis par des moustiques, a provoqué de nombreux décès depuis son apparition en Amérique du Nord en 1999.

Comment les espèces exotiques envahissantes prennent le dessus

Les espèces exotiques qui s’installent dans de nouveaux écosystèmes possèdent souvent des avantages face aux espèces indigènes. Libérées de leurs maladies, parasites ou prédateurs naturels, elles peuvent se propager rapidement et modifier l’équilibre des milieux.

Voici les principaux mécanismes par lesquels elles s’imposent :

  1. Naturalisation : La première étape pour une espèce exotique avant de devenir envahissante et nuisible est de s’adapter dans son nouvel environnement et de se reproduire par elle-même sans l’assistance de l’humain. Car ce ne sont pas toutes les espèces exotiques qui franchissent cette étape: certaines restent bien sagement en place et ne se disperseront jamais au-delà de l’endroit où elles ont été introduites.
  2. Compétition : Une fois naturalisées, les espèces exotiques peuvent se disperser rapidement sur de grandes superficies : elles deviennent alors envahissantes. Elles surpassent alors les espèces locales pour l’espace, l’eau et la nourriture, se reproduisant plus vite. Au Canada, 16 % des plantes en péril subissent des impacts directs de la compétition avec des espèces exotiques, comme l’alliaire officinale qui menace le ginseng ou l’aster divariqué.
  3. Prédation et herbivorie : Certaines espèces défolient ou broutent agressivement les plantes indigènes, ou s’attaquent à la faune. La spongieuse, par exemple, cause des pertes importantes dans les forêts canadiennes.
  4. Maladies : Des maladies exotiques, comme la brûlure du châtaignier introduite au début du 20ᵉ siècle, ont décimé les populations de châtaigniers américains de l’est.
  5. Parasitisme : Certaines espèces affaiblissent les populations locales sans les tuer, comme la lamproie, qui parasite des poissons dans les Grands Lacs et qui a contribué au déclin des truites grises.
  6. Hybridation : Le croisement avec des espèces locales peut diluer le patrimoine génétique. Dans le sud-ouest de l’Ontario, le mûrier blanc exotique a mis en péril le mûrier rouge indigène par hybridation.
  7. Perturbation de l’habitat : Les espèces exotiques peuvent modifier la structure et la composition des habitats, les rendant inadaptés aux espèces locales. Le myriophylle à épi, plante aquatique exotique, forme des tapis denses qui perturbent le cycle nutritif des plans d’eau en enrichissant l’eau en phosphore.

En résumé, ces mécanismes montrent à quel point les espèces exotiques envahissantes peuvent déséquilibrer les écosystèmes et affecter la biodiversité, la santé des habitats et même les activités humaines.

Berce du Caucase

Source de l’image : https://www.pub.enviroweb.gouv.qc.ca/

Lutter contre les espèces exotiques envahissantes : prévention et collaboration

Faire face aux espèces exotiques envahissantes (EEE) demande des efforts collectifs. La collaboration entre pays et entre spécialistes est essentielle pour suivre leur progression et trouver des solutions efficaces. Des initiatives comme le Programme mondial sur les espèces envahissantes visent à établir des stratégies coordonnées à l’échelle mondiale.

Au Canada, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux développent un plan national pour gérer les EEE, qu’elles soient animales, végétales ou aquatiques. Plusieurs groupes, gouvernementaux et non gouvernementaux, participent à des projets de surveillance et de contrôle. Par exemple, le programme ÉcoAction d’Environnement Canada soutient la surveillance et l’éradication de la salicaire pourpre et d’autres espèces envahissantes.

La prévention avant tout

Lorsqu’une espèce exotique est détectée, c’est qu’elle est souvent déjà répandue sur le territoire. Il est donc beaucoup plus efficace de prévenir son introduction que d’essayer de la contrôler une fois installée. Le Canada a mis en place des lois, régulations et politiques pour protéger ses écosystèmes et limiter les perturbations qui faciliteraient l’invasion.

Contrôle ciblé

Empêcher totalement l’arrivée d’espèces exotiques est impossible. Certaines entrées sont interdites par la loi, tandis que d’autres sont autorisées après évaluation pour réduire le risque d’invasion. Une fois une espèce établie, des mesures de contrôle ciblées sont nécessaires pour limiter ses impacts environnementaux et économiques.

Surveillance, recherche et sensibilisation

Le suivi des EEE est encore récent au Canada. Il est crucial de comprendre les conditions favorisant leur propagation et de développer des méthodes de contrôle efficaces. La sensibilisation du public joue également un rôle clé : citoyens, groupes de conservation, pépinières et animaleries peuvent tous contribuer à prévenir l’introduction et la propagation d’espèces envahissantes.

Nerprun cathartique

Source de l’image : https://www.pub.enviroweb.gouv.qc.ca/

Agir à notre échelle pour limiter les espèces exotiques envahissantes

Nous jouons tous un rôle dans l’introduction des espèces exotiques. Pour contribuer à protéger nos écosystèmes, voici quelques gestes simples à adopter :

  • Ne pas relâcher dans la nature plantes, animaux (y compris animaux domestiques et appâts vivants).
  • Éviter de transporter fruits, légumes, plantes ou animaux à travers les frontières internationales et provinciales.
  • Inspecter et nettoyer les équipements de plaisance : bateaux, remorques, véhicules ou tout objet pouvant abriter des envahisseurs.
  • Ne pas transporter de bois avec écorce sur de longues distances.
  • Identifier et retirer les plantes envahissantes de votre jardin. Soyez prudent avec les plantes de jardins aquatiques et les graines de fleurs sauvages, qui peuvent contenir des espèces exotiques. Plantez les espèces douteuses dans des zones contrôlables et loin des habitats naturels.
  • Protéger les habitats naturels présents sur votre propriété.
  • Participer comme bénévole dans des organismes locaux œuvrant pour des écosystèmes sains et restaurés.
  • Acheter localement et vérifier l’origine des produits, notamment les aliments, animaux de compagnie et pesticides biologiques, pour réduire le risque d’introduction d’espèces exotiques.

Découvrons les plantes exotiques envahissantes les plus répandues

Certaines plantes, bien que souvent attrayantes, peuvent représenter un réel danger pour nos écosystèmes. Les plantes exotiques envahissantes (PEE) se propagent rapidement sur un vaste territoire, pouvant en arriver à supplanter les espèces indigènes et à perturber l’équilibre naturel des écosystèmes

Dans cette section, je vous présenterai plusieurs de ces plantes que l’on rencontre fréquemment, leurs caractéristiques, leurs milieux de prédilection et les impacts qu’elles peuvent avoir. Connaître ces espèces est la première étape pour prévenir leur propagation et protéger nos espaces naturels.

L’iris fauxacore

Pour se familiariser avec les plantes exotiques envahissantes, il est utile de connaître celles que l’on rencontre le plus fréquemment. Parmi celles-ci, l’iris des marais est particulièrement répandue.

Cette plante pousse naturellement dans les milieux humides, notamment dans les eaux peu profondes et sur les berges de cours d’eau, d’étangs et de lacs. C’est la seule espèce d’iris à fleurs jaunes de grande taille. Il s’agit d’une plante émergente vivace mesurant en moyenne de 40 à 100 cm, mais pouvant dépasser 2 m de hauteur.

Bien qu’il soit adapté aux milieux humides, l’iris des marais a été vendu par le passé dans les centres de jardinage et peut s’adapter à différents types de sols, même sans eau. Par exemple, cette plante peut prospérer en plein soleil avec seulement 15 cm de terre, comme je l’ai observé chez moi.

Cependant, étant désormais reconnue comme une plante exotique envahissante, il est nécessaire d’en limiter la propagation. En attendant d’entreprendre des travaux plus importants, je vais retirer toutes les fleurs pour éviter qu’elle ne se ressème et se propage.

Source de l’image : https://www.pub.enviroweb.gouv.qc.ca/

Phragmite (roseau commun)

Le phragmite est une plante vivace des milieux humides pouvant atteindre jusqu’à 5 m de hauteur. Il forme des colonies denses constituées d’une seule espèce.

Aussi appelé roseau commun, il prolifère surtout dans les milieux humides non boisés, mais peut également se développer dans des sols plus secs. On le retrouve dans les marais, les canaux de drainage et le long des routes et autoroutes.

Le phragmite tolère bien les fluctuations du niveau d’eau et profite des périodes de basses eaux pour coloniser de nouvelles superficies. Il pousse aussi bien dans les sols minéraux argileux que dans les sols organiques, préfère un pH compris entre 5,5 et 8 et supporte des niveaux de salinité modérés allant jusqu’à 25 %.

Salicaire pourpre

La salicaire pourpre est une plante vivace émergente des milieux humides, pouvant atteindre de 1 à 3 m de hauteur selon les conditions environnementales. Elle colonise les zones humides, les plaines inondables, les berges des rivières et des ruisseaux, les canaux ainsi que les champs mal drainés.

Propagation

Souvent utilisée comme plante ornementale, la salicaire pourpre peut s’échapper dans les milieux naturels ou perturbés grâce à ses graines produites en abondance ou par les restes végétaux rejetés par les horticulteurs.

Bien qu’elle ait de la difficulté à s’implanter sur certains terrains, elle peut résister à la sécheresse et profiter de chaque pluie pour se maintenir. Pour limiter sa propagation, il est conseillé de couper les hampes florales dès la fin de leur floraison.

Source de l’image : https://www.pub.enviroweb.gouv.qc.ca/

Herbe aux goutteux

L’aegopodium (communément appelée herbe aux goutteux, ou encore égopode), est une plante vivace rampante pouvant mesurer de 40 à 100 cm de hauteur. Elle est parfois vendue pour son feuillage panaché.

Habitat

Cette plante préfère les milieux partiellement ensoleillés ou complètement ombragés, et peut pousser dans des sols bien drainés ou humides, même pauvres en nutriments. Utilisée dans les aménagements horticoles, elle s’échappe facilement et s’observe fréquemment dans les forêts, les zones riveraines, les champs abandonnés et les pâturages.

Pour ma part, elle est présente dans une de mes plates-bandes depuis l’achat de ma maison en 2010. Malgré un contrôle régulier de 2 à 3 fois par été, je n’ai pas encore réussi à l’éradiquer. Elle s’immisce entre les autres plantes, mais je continue à l’éliminer dès que je la vois, espérant un jour l’épuiser complètement.

Miscanthus commun

Le miscanthus commun est une graminée vivace introduite à des fins horticoles. Elle s’échappe facilement des aménagements et peut former des massifs denses et vigoureux. À noter que le miscanthus de Chine, également utilisé en horticulture et qui lui ressemble beaucoup, n’est pas considéré comme envahissant au Québec.

Habitat

Cette plante préfère les sols humides et les milieux ouverts ou semi-ombragés. Elle peut s’échapper des plates-bandes pour coloniser des milieux perturbés, tels que les fossés, les emprises de routes, ainsi que les berges de lacs et de cours d’eau.

Source de l’image : https://www.pub.enviroweb.gouv.qc.ca/

Renouée du Japon

La renouée du Japon est une plante herbacée vivace pouvant atteindre 4 m de hauteur. Sa croissance rapide au printemps lui permet de former des massifs denses et monospécifiques, qui font de l’ombre aux espèces indigènes. Son système racinaire peut également libérer des substances chimiques inhibant la croissance d’autres plantes.

Habitat

Elle se développe dans les sols humides, en bordure des plans d’eau, sur les plages, dans les fossés, les canaux d’irrigation, les remblais et d’autres milieux perturbés. La renouée du Japon tolère des conditions difficiles, telles que les températures élevées, la sécheresse, les inondations et les niveaux de salinité élevés.

Je vous invite à visiter le site Sentinelle pour en savoir plus sur les espèces présentées et découvrir d’autres plantes exotiques envahissantes. Vous pourriez être surpris d’y retrouver, entre autres, la berce du Caucase, le berbéris de Thunbergi, l’érable de Norvège, l’érable à Giguère, le nerprun, la pétasite, et bien d’autres.

Attention, certaines espèces sont sous surveillance stricte. Si vous avez des plantes agressives chez vous, assurez-vous qu’elles ne colonisent pas les zones naturelles ou les habitats indigènes. Lorsque vous les contrôlez, soyez vigilant et assurez-vous de bien vous en débarrasser : le compost maison ou la forêt voisine ne sont pas des solutions appropriées.

N’oubliez pas que les plantes évoluent progressivement : de nouvelles espèces apparaîtront sur le site au fil du temps, ce qui vaut la peine d’y jeter un coup d’œil régulièrement.

Pour ma part, étant entouré de nombreuses plantes dans mon travail, j’ai remarqué que la lysimachia nummularia, la lysimachia punctata, la vigne vierge, le sorbaria, le lilas commun et l’élyme des sables font partie des plantes agressives que je ne replante plus dans des milieux proches de la nature où elles pourraient s’échapper. En ville, le contexte peut parfois permettre leur culture, à condition d’informer les clients et de les entourer de béton ou de pelouse régulièrement tondue. Mais sur le bord d’un cap naturel, ce n’est pas une option.

Et vous, avez‑vous chez vous des PEE ou des plantes agressives qui pourraient devenir des espèces exotiques envahissantes?

En fin de compte, les plantes exotiques envahissantes peuvent devenir nuisibles pour nos écosystèmes. Elles peuvent aussi nous permettre de mieux comprendre notre rôle dans la préservation de la biodiversité. En restant informés, en surveillant nos jardins et en intervenant de manière responsable, nous pouvons limiter la propagation de ces espèces et protéger nos milieux naturels. Chaque geste compte, qu’il s’agisse d’éviter de planter des espèces agressives, de contrôler celles déjà présentes ou de sensibiliser notre entourage. Plus nous nous éduquons et collaborons, plus nous augmentons nos chances de maintenir un équilibre écologique sain et durable.

Marie-Joëlle Saucier, Paysagiste-Conseil