
En mars dernier, je vous ai parlé des plantes indigènes, des espèces précieuses à intégrer dans un aménagement paysager bien pensé. Dans un autre article, je vous ai présenté quelques plantes qui, en plus d’être indigènes, sont aussi comestibles. Il en existe bien d’autres à découvrir, et aujourd’hui, j’aimerais vous parler de celles que vous avez peut-être déjà chez vous… sans même savoir qu’elles sont comestibles.
Voici un petit survol de plantes indigènes comestibles que vous avez probablement déjà croisées — peut-être même sur votre propre terrain — sans en soupçonner le potentiel.
Plusieurs arbres et arbustes indigènes du Québec produisent des noix comestibles. Parmi eux, on trouve le noisetier à long bec, le caryer ovale, le hêtre à grandes feuilles, ainsi que les chênes, le noyer noir et le noyer cendré. Ces noix sont d’excellentes sources de protéines, de graisses, de glucides, de vitamines et de minéraux.
Hêtre à grandes feuilles
Le hêtre à grandes feuilles, c’est ce grand arbre qu’on reconnaît facilement grâce à ses feuilles ovales et à son tronc gris tout lisse. Il peut devenir vraiment impressionnant, atteignant jusqu’à 25 mètres de haut.
Chaque automne, il laisse tomber de petites noix, qu’on appelle des faines. Elles sont faciles à ramasser au sol et, bonne nouvelle : elles se mangent! Par contre, il faut être patient — les hêtres commencent à produire beaucoup de noix seulement vers l’âge de 30 ans, et ce, environ tous les trois ans.
Les faines sont riches en bons gras, en protéines, en glucides et en fibres. On peut les manger telles quelles, ou encore les transformer : en huile, en farine, en substitut de café ou même pour donner du goût à la bière. Autrefois, elles étaient très populaires au Québec. On utilisait même l’expression « aller fainer » pour parler de leur cueillette!
Et ce ne sont pas seulement les humains qui les aiment. En forêt, plein d’animaux s’en régalent : oiseaux, ours, dindons sauvages, écureuils… Le hêtre est donc un arbre qui nourrit la biodiversité, en plus d’être beau et utile.
Caryer ovale
Connu pour son bois utilisé dans le fumage des aliments, le caryer ovale a bien plus à offrir. Il produit aussi des noix savoureuses, dont le goût rappelle celui des pacanes.
C’est un grand arbre majestueux qui peut atteindre jusqu’à 25 mètres de hauteur et vivre plus de 200 ans. À l’automne, à partir de la fin septembre, ses fruits tombent naturellement au sol. Quand la noix est mûre, son enveloppe (appelée le brou) se détache facilement pour laisser place à l’amande.
Même si cette amande est un peu difficile à extraire, elle en vaut vraiment la peine. En plus d’être délicieuse, elle est pleine de bons nutriments. Elle est faible en sodium, mais riche en magnésium, en zinc et en bons gras (mono-insaturés et polyinsaturés). Pour 120 grammes de noix sèches, on y retrouve 31 % de fibres, 14 % de fer, 7 % de calcium, 4 % de vitamine C et 3 % de vitamine A.
Bref, le caryer ovale est un arbre généreux, autant pour nos papilles que pour notre santé!
Noyer
Les noyers produisent des noix vraiment savoureuses. Ce sont de grands arbres à feuilles caduques qui peuvent atteindre 25 mètres de hauteur. Et même jeunes, ils sont magnifiques à regarder (comme en témoigne une photo prise chez moi!).
Prenons l’exemple du noyer noir : ses fruits sont fermes et enveloppés d’un brou aromatique, rond et de 4 à 6 cm de diamètre. Ce brou, de couleur jaune verdâtre à brun, cache une noix brune à coque très dure et profondément sillonnée.
Les noix arrivent à maturité à l’automne, entre la fin septembre et la fin octobre. Elles ont une saveur riche et intense, parfaite pour aromatiser les desserts, le lait glacé ou les gâteaux plus raffinés. Un seul arbre peut produire entre 25 et 50 kilos de noix chaque saison!
Même l’enveloppe du fruit est utile : elle sert de colorant noir pour le paillis ornemental. Et côté nutrition, la noix n’est pas en reste. Elle est riche en bons gras (acides gras mono-insaturés), en cuivre, en manganèse ainsi qu’en oméga-3 et oméga-6. Elles contiennent 22 % de fer, 8 % de calcium, ainsi que des vitamines A et C. Chaque coquille renferme entre 23 % et 33 % de cerneau comestible.
Chêne
Saviez-vous que 10 espèces de chênes indigènes au Canada produisent des noix comestibles? Ce sont en fait les glands, et ils peuvent être consommés, à condition d’être bien préparés pour en retirer les tanins qui leur donnent un goût amer — et qui peuvent aussi être toxiques en grande quantité.
Parmi les différentes espèces, ce sont les chênes aux feuilles arrondies ou aux dents régulières qui donneraient les glands au goût le plus agréable. Le chêne blanc, en particulier, produit les glands les plus doux et les plus faciles à consommer une fois préparés.
Noisetier à long bec
Le noisetier à long bec (Corylus cornuta), aussi appelé « coudrier », est un arbuste à noisettes très rustique, originaire du Canada. Il supporte bien l’ombre et est plus résistant aux maladies que l’aveline ou la noisette commune. Pour une bonne pollinisation, il faut planter au moins deux noisetiers à long bec génétiquement différents. Il existe aussi des hybrides non indigènes au Québec.
Cet arbuste ne dépasse généralement pas 3 mètres (8 pieds) de hauteur. Pour récolter une bonne quantité de noisettes, il est préférable de le planter dans un endroit ensoleillé. De port buissonnant, il drageonne naturellement.
Autrefois, les branches et les feuilles étaient utilisées en infusion pour traiter certains troubles cardiaques, tandis qu’une décoction d’écorce était utilisée pour soulager les douleurs dentaires chez les enfants.
Le bois de noisetier est riche en polyphénols, connus pour leurs effets antioxydants, anti-inflammatoires et antibactériens. Porter du bois de noisetier pourrait aider à prévenir et soulager des problèmes de peau comme l’eczéma, le psoriasis ou l’acné, ainsi que les maux de tête, les douleurs dentaires, les reflux gastriques, les aphtes, la constipation, et les douleurs liées à l’arthrite ou à l’arthrose.
Son écorce est lisse et grise. Cette espèce préfère les sols fertiles et alcalins.
Comme plante indigène, le noisetier à long bec remplit plusieurs fonctions : abri ou habitat faunique, aménagement paysager, bande riveraine, brise-vent, écran visuel ou sonore, plante comestible, usage médicinal, re-naturalisation et nourriture pour la faune.
Genévrier commun
Le genévrier commun (dont les baies servent à aromatiser le gin!) est un petit arbuste à feuilles persistantes qu’on trouve difficilement sous sa forme indigène. Les peuples autochtones l’utilisaient surtout pour désodoriser et purifier les lieux afin de prévenir les maladies. Ils écrasaient les baies et les faisaient bouillir pour en faire une pâte à crêpes. Certaines communautés préparaient aussi un thé avec les branches, avec ou sans les fruits, qui servait à soigner plusieurs maux.
Avec ses baies bleu-noir et ses aiguilles piquantes, le genévrier commun est aussi joli dans un jardin ensoleillé. Ses baies, riches en vitamines et huiles essentielles, donnent une infusion au goût épicé et boisé. Ses branches servaient à purifier les espaces et protéger les maisons, et ses baies étaient utilisées pour fabriquer des élixirs sacrés liés à la guérison.
Pour reconnaître ce genévrier, on peut regarder ses aiguilles piquantes qui poussent par groupes de trois et qui mesurent environ 1 cm, avec une ligne blanche dessus. Ses baies bleu-noir mettent jusqu’à deux ans pour mûrir et sont recouvertes d’une fine couche cireuse. Il pousse souvent sur des sols pauvres, en plein soleil, dans des endroits comme les clairières ou les collines rocailleuses.
⚠️ Attention, certaines variétés horticoles de genévriers sont toxiques et ne doivent pas être consommées. Il faut bien identifier la plante avant de la cueillir.
Cerisier
Au Québec, les cerisiers indigènes sont principalement le cerisier de Virginie et le cerisier tardif. D’autres variétés ont été hybridées pour offrir de meilleurs fruits et une meilleure résistance. Au printemps, ces cerisiers portent de magnifiques fleurs en grappes, qui produisent ensuite une abondance de petites cerises rouge foncé.
Les cerises sont un peu astringentes, mais très savoureuses. Elles sont parfaites pour faire des confitures, gelées, sirops, jus ou cuirs de fruits. Le cerisier de Virginie est aussi apprécié pour sa valeur ornementale et sa grande rusticité, pouvant pousser en zone 1-2.
Côté pratique, le cerisier de Virginie pousse bien même dans des sols pauvres et possède un système racinaire développé, ce qui le rend idéal pour prévenir l’érosion. Il s’intègre aussi parfaitement dans les haies brise-vent.
Cet arbre attire beaucoup la faune : les oiseaux et les petits mammifères viennent se nourrir de ses fruits et trouvent refuge parmi ses branches où ils peuvent facilement se cacher.
Érable à sucre
Nos arbres majestueux comme l’érable à sucre et le tilleul d’Amérique sont aussi indigènes et comestibles.
On connaît tous le sirop d’érable et ses dérivés, mais saviez-vous que les samares de l’érable à sucre (les fruits en forme d’ailette) sont comestibles? Ramassées à l’automne et grillées, elles pouvaient être conservées pour l’hiver et ajoutées à d’autres aliments. Ces samares contiennent environ 43 % de protéines. Les fruits verts, quant à eux, peuvent être mis dans du vinaigre pour être consommés.
Les jeunes feuilles, crues ou cuites, sont délicieuses en salade.
L’écorce intérieure servait à parfumer des boissons chaudes. Celles de l’érable rouge et de l’érable argenté étaient aussi broyées pour fabriquer une farine utilisée dans la préparation du pain.
Enfin, les racines, une fois bouillies, étaient employées pour soigner les plaies et les abcès.
Tilleul d’Amérique
Le tilleul d’Amérique est un arbre précieux, notamment parce que ses feuilles contiennent beaucoup de calcium et de magnésium, ce qui aide à enrichir le sol. C’est aussi un arbre très apprécié des abeilles, qui en font un miel délicieux.
Les tisanes de tilleul sont connues pour leurs effets calmants, antispasmodiques et sudorifiques. Mais ses usages comestibles vont bien au-delà des feuilles : avant leur ouverture, lorsque la sève coule, on peut préparer un sirop. Les bourgeons peuvent être grignotés au bord des sentiers ou servir de nourriture d’urgence en pleine nature.
Les fleurs sont comestibles et utilisées pour faire du thé. En broyant ensemble les jeunes fruits et les fleurs, on peut même fabriquer un substitut au chocolat.
On utilise aussi les feuilles, les fleurs et leurs bractées pour préparer des tisanes. Le pollen du tilleul est consommé indirectement grâce au miel produit par les abeilles.
Le tilleul joue un rôle important dans la pollinisation, abrite de nombreux oiseaux et nourrit divers animaux comme les écureuils, les lapins, les renards, les chevreuils et bien d’autres espèces.
Les conifères comme le pin, le mélèze et la pruche sont nos petits géants du Québec, souvent privés d’espace pour pousser en ville. Quant au cèdre, il s’agit ici du thuya occidental, et non des nombreux cèdres utilisés en haies.
Parmi les pins indigènes du Québec, les plus connus sont le pin gris, le pin rouge et le pin blanc.
Le pin rouge
L’écorce du pin rouge peut être transformée en farine, utilisée depuis des siècles par les Scandinaves pour faire des pains et des gâteaux, leur donnant une saveur boisée subtile. Cette farine possède aussi des propriétés antibactériennes et antifongiques.
Le pin gris, lui, est reconnu pour les extraits de ses aiguilles et de sa résine, qui ont des vertus antiseptiques et anti-inflammatoires. Ces extraits sont notamment utilisés pour soigner les problèmes respiratoires et les douleurs musculaires. En aromathérapie, l’huile essentielle extraite des aiguilles est appréciée pour ses effets stimulants et revigorants, aidant à lutter contre la fatigue et à renforcer le système immunitaire.
Les aiguilles du pin gris, riches en vitamine C, sont parfois infusées pour préparer des tisanes fortifiantes.
Mélèze laricin
Le mélèze laricin est un conifère unique, car c’est le seul qui perd toutes ses aiguilles à l’automne, après avoir offert un magnifique spectacle de couleur jaune vif. En faisant bouillir ses aiguilles ou ses branches, on obtient une décoction rougeâtre reconnue pour ses bienfaits médicinaux.
Riche en vitamine C, ce liquide était utilisé pour renforcer le système immunitaire, soulager les problèmes respiratoires et stimuler la circulation sanguine. Sa résine servait de baume pour cicatriser et aussi de colle naturelle.
Au printemps, le mélèze produit de petites fleurs roses et rouges, qui ressemblent à de minuscules roses sauvages. Ces fleurs, délicatement parfumées, sont comestibles et permettent de préparer des gelées et des sirops aux saveurs boisées et résineuses.
Pruche du Canada
La pruche du Canada a une écorce riche en tanins, utilisée en décoction pour soigner les blessures, calmer les inflammations et purifier le sang. Elle servait autrefois à préparer un thé aux propriétés antiseptiques, parfait pour soulager les maux de gorge et les infections respiratoires.
Ses aiguilles, infusées dans de l’eau chaude, donnaient une boisson riche en vitamine C, très utile pour prévenir le scorbut pendant les longs hivers.
Les vapeurs dégagées par une infusion de pruche étaient réputées pour calmer l’esprit, réduire l’anxiété et favoriser des rêves lucides.
Le cèdre blanc
Le cèdre blanc (Thuya occidentalis) possède des feuilles riches en composés thérapeutiques utilisées depuis longtemps pour purifier, guérir et fortifier.
Une tisane préparée avec ses aiguilles est une source précieuse de vitamine C, idéale pour prévenir le rhume.
Le cèdre a de nombreuses propriétés médicinales : il soutient les voies respiratoires en agissant comme un décongestionnant naturel, aidant à soulager la toux, le rhume, la bronchite et d’autres problèmes respiratoires.
Sous forme d’huile essentielle, il soigne la peau en apaisant l’acné et le psoriasis, et en accélérant la cicatrisation des plaies.
Il possède aussi des propriétés antifongiques qui aident à combattre les infections des poumons, des gencives et de la bouche, renforçant ainsi notre vitalité.
Cependant, le cèdre est puissant et doit être consommé avec modération.
Il est aussi très intéressant en gelée, avec ses saveurs boisées et citronnées.
Thé du Labrador
Le thé du Labrador est un arbuste que l’on trouve un peu partout au Canada. C’était l’une des plantes les plus utilisées par de nombreux peuples autochtones, dont ceux de l’île de la Tortue. On pouvait récolter ses feuilles aromatiques toute l’année, et les utiliser fraîches ou séchées.
Les infusions de thé du Labrador étaient souvent employées pour traiter les inflammations. On faisait aussi des bains pour soulager les piqûres et les démangeaisons. D’autres parties de la plante servaient à soigner les blessures et les brûlures.
Les feuilles servaient aussi à fabriquer une teinture brune utilisée pour colorer des os, des matériaux ou des outils.
Les feuilles et les fleurs ont un goût sucré, léger, mêlant menthe et conifère.
Pour préparer une infusion, il faut infuser 2 à 3 feuilles froissées ou 15 ml (1 cuillère à soupe) de feuilles séchées, légèrement déchiquetées, dans une tasse (250 ml) d’eau bouillante. Il faut couvrir pour garder les huiles essentielles, laisser infuser 5 à 6 minutes, filtrer et boire 1 à 2 tasses par jour.
En cuisine, on peut utiliser le thé du Labrador comme condiment dans les plats de volaille, de viandes, les sauces ou même les desserts.
Églantier, ou rosier sauvage
L’églantier, aussi appelé rosier sauvage, est un arbuste épineux au parfum délicat. Ses fleurs et ses fruits sont comestibles. La cueillette des pétales se fait au début juillet, dès l’apparition des fleurs. On prélève uniquement les pétales pour laisser le cœur de la fleur intact, ce qui permet aux abeilles et autres insectes de continuer à butiner. Cette méthode favorise aussi le développement du cynorrhodon, le fruit de l’églantier.
Le cynorrhodon est comestible et peut servir à concocter une délicieuse confiture, après avoir retiré les poils urticants qui se trouvent à l’intérieur.
Les tisanes à base de pétales sont appréciées pour leur parfum et leur douceur. La rose, fraîche ou séchée, peut aussi être utilisée dans les salades, les plats cuisinés, les desserts ou comme décoration d’assiette.
Les fruits sont riches en vitamine C, en antioxydants et en nutriments essentiels. Ils renforcent le système immunitaire et s’intègrent facilement en cuisine.
Pour ceux qui veulent essayer, voici quelques recettes de confiture, sirop ou infusion : https://www.hautesvallees.com/tout-est-bon-dans-leglantier/#:~:text=es%20cynorrhodons%2C%20fruits%20rouges%20de,s’utilisent%20facilement%20en%20cuisine.
Aubépine
L’aubépine peut atteindre jusqu’à 8 mètres de hauteur et presque autant en largeur. Ses branches portent de fortes épines pointues et ses feuilles, d’un vert brillant foncé, prennent de belles teintes rouges et dorées à l’automne. À l’état sauvage, on la trouve surtout en bordure des forêts, le long des routes ou dans des bosquets denses en zones ouvertes.
Sa magnifique floraison printanière, ses fruits rouges éclatants et ses feuilles colorées en automne en font une plante très appréciée pour l’aménagement paysager.
Les feuilles et les fruits sont comestibles. Les feuilles apportent une saveur agréable à toute salade fraîche. Et les oiseaux raffolent des fruits!
Les fleurs s’ouvrent entre avril et juin selon la région et l’altitude. Elles ont un goût d’amande et peuvent être utilisées en salade, en salade de fruits, dans les smoothies, ou pour parfumer sirops, desserts et crèmes. Les fleurs, sans leurs pédoncules, peuvent être ajoutées entières ou hachées dans des pâtes à gâteau, madeleines, cookies ou sablés.
Transformées en sirop, elles donnent un parfum délicieux à vos boissons.
Les boutons floraux sont croquants et agréables dans une salade verte, une salade de carottes râpées, une salade de pommes de terre, ou même une salade de fruits.
Avant la floraison, les jeunes feuilles tendres sont aussi comestibles, mais leur période pour être consommées est courte : deux semaines après leur apparition, elles deviennent trop coriaces. Ces feuilles très jeunes ont une légère saveur de cerise.
Quand les jeunes rameaux ont atteint 20 à 30 cm, on peut les cueillir pour préparer du vin d’aubépine, réalisé à partir des jeunes pousses.
En septembre ou octobre, on récolte les fruits rouges, appelés cenelles, qui poussent en grappes. Ces fruits ont un gros noyau (ou parfois deux, comme pour l’espèce Crataegus laevigata) entouré d’une chair farineuse mais sucrée.
Les cenelles sont parfaites pour faire des compotes ou des confitures.
Aulne crispé
Le poivre des dunes, surnom donné aux chatons mâles de l’aulne crispé, est une petite merveille qu’on croise souvent en nature. Vous avez sûrement déjà remarqué ces petits chatons sur les arbustes qu’on appelle aulnes, présents un peu partout lors de vos promenades.
L’aulne crispé préfère pousser en plein soleil, mais il tolère aussi l’ombre. Dans la nature, il se trouve souvent dans des milieux pauvres et sablonneux, mais il peut s’adapter à d’autres types de sols.
Pour la cuisine, on récolte les chatons mâles au printemps, car à l’automne ils deviennent plus résineux et leur goût s’intensifie. Malgré son nom, le poivre des dunes ne goûte pas vraiment le poivre, mais plutôt un peu comme le clou de girofle. Une fois broyé, il peut servir à épicer des marinades, des sauces, des plats de viande et même des desserts.
Il est important de laisser sécher les chatons à température ambiante pendant environ dix jours avant de les utiliser.
La partie à cueillir est donc le chaton, et la période idéale pour le faire est en avril.
Attention, l’aulne rugueux ressemble beaucoup à l’aulne crispé, mais son goût est plus doux. Dans les deux cas, les chatons contiennent des protéines.
En conclusion
Toutes les plantes dont nous avons parlé sont tout autour de nous et peuvent facilement trouver une place sur votre terrain. La taille de votre terrain influencera ce que vous pourrez y installer, mais chacune de ces plantes apporte des avantages très intéressants.
Pour ma part, j’ai un terrain d’environ 100 pieds par 100 pieds où poussent déjà 3 mélèzes, 1 pruche, 2 églantiers, 3 érables, 2 noyers, sans compter les nombreux chênes qui l’entourent. C’est une belle forêt en devenir qui m’offre à la fois de l’ombre, un abri contre les vents forts et une richesse pour la biodiversité locale.
Et vous, avez-vous déjà remarqué ce qui pousse autour de chez vous?
L’ensemble des informations n’est donné qu’à titre indicatif et ne possède pas de visées thérapeutiques. Veuillez consulter votre professionnel de la santé avant tout usage et prendre toutes les précautions nécessaires, notamment pour les femmes enceintes et pour connaître les interactions médicamenteuses. Il est aussi important de bien identifier les plantes avant de les consommer.
Marie-Joëlle Saucier, Paysagiste-Conseil









