
Depuis toujours, j’ai un faible pour les plantes grimpantes. Elles ne se contentent pas seulement de nous offrir de magnifiques fleurs et parfois même des fruits, mais elles savent aussi s’intégrer presque partout. Tant qu’elles ont un support pour grimper, elles prennent très peu d’espace au sol. C’est une façon géniale d’optimiser nos petits coins en ajoutant de la verdure, créant ainsi une atmosphère chaleureuse et accueillante, tout en favorisant la biodiversité. 🙂
Aujourd’hui, on va explorer les plantes grimpantes comestibles, des plus connues aux moins connues. Et surtout, on parlera du plaisir de les voir grimper! 🙂
En aménagement paysager, les plantes comestibles grimpantes sont très appréciées pour leur capacité à transformer un espace et à lui donner une touche unique. Elles créent une ambiance intime et confortable. Leur aspect comestible ajoute non seulement une dimension esthétique avec leurs fruits et légumes en saison, mais aussi une saveur supplémentaire à nos assiettes. Un véritable 2 en 1!
Si vous cherchez à optimiser votre espace potager tout en ajoutant une belle diversité sans que le jardin ne devienne un vrai casse-tête, les plantes comestibles grimpantes sont une excellente solution. En cultivant en multicouche et en y intégrant quelques plantes grimpantes, vous pourrez maximiser l’espace tout en gardant un jardin bien ordonné.
Voici quelques-unes de ces magnifiques plantes comestibles à faire grimper. Commençons en explorant les annuelles.
La capucine se décline en version naine, idéale pour les petits espaces, mais elle peut aussi grimper en se faufilant un peu partout si on prend la version qui s’étend.
Tout dans cette plante est comestible! Les feuilles peuvent être utilisées pour concocter un pesto ou pour ajouter une touche de verdure à d’autres pestos. Les fleurs, quant à elles, embellissent les salades et peuvent aussi être transformées en une excellente gelée. Les graines, une fois récoltées, se transforment en câpres maison. C’est une plante facile à cultiver : il suffit d’acheter quelques graines, de les semer, et une fois les fleurs fanées, récoltez et gardez quelques graines pour l’année suivante. Vous aurez ainsi de la capucine à vie!
Très intéressante à planter dans un potager ou en pots, la capucine a également un rôle naturel de protection. Elle attire les pucerons et certains moucherons, ce qui aide à protéger les autres plantes autour d’elle. Sa floraison commence au début juin et se termine aux premières gelées. Elle apprécie les sols ensoleillés ou mi-ombragés. Avec sa saveur poivrée assez piquante, la capucine est également une excellente source de vitamine C.
Et moi, que fais-je avec la capucine?
Je sème de la capucine partout au printemps! Parfois, des petites surprises apparaissent toutes seules, des graines de l’année dernière qui ont réussi à survivre. Cela arrive de temps en temps, et c’est toujours agréable de voir qu’elles ont tenu bon! Je les plante près de mes framboisiers, dans mon potager, et même à la base de certains arbustes.
La capucine est aussi une alliée précieuse pour les pollinisateurs, elle est super facile à cultiver, et sa culture ne coûte presque rien. Elle a donc une place de choix dans mon jardin. Bien sûr, au sol, elle peut prendre un peu de place, c’est pourquoi je la place souvent près d’une plus grande plante qui lui servira d’appui pour grimper. Elle ne gêne pas mes autres plantes, mais attention à ne pas la planter à côté d’une petite plante qu’elle pourrait étouffer. La capucine sera toujours ravie de grimper par-dessus pour s’élever toujours plus haut…
Dans mes potagers, j’ai aussi quelques plantes que je préfère faire grimper pour gagner de l’espace, comme le concombre, les cornichons, les fèves, les haricots grimpants et les pois mange-tout.
Les concombres et cornichons finissent toujours sur de petits treillis faits maison, souvent avec des bambous. D’ailleurs, une année, chez un client, nous avons monté une grande tente avec des bambous bien costauds, puis semé quelques graines de concombre à la base. Avec des cordes pour les aider à grimper, à la fin de l’été, on ne voyait même plus les bambous! Ces plantes adorent un coin bien ensoleillé et un sol riche en matière organique. Certains de mes clients les plantent même directement dans un sac de compost, car elles sont de véritables gourmandes.
Pour mes fèves et haricots grimpants, j’ai une tonnelle faite maison que je déplace dans mon potager pour faire mes rotations de culture. Une fois l’été arrivé, elle est recouverte de feuilles et de fèves, et elle est toujours aussi magnifique. Ces plantes aiment le soleil, un sol bien meuble et un peu de compost. En plus, elles sont de superbes plantes compagnes, car elles fixent l’azote dans le sol, ce qui en fait une alliée précieuse pour d’autres cultures.
Source : https://www.lasocietedesplantes.com/
Plantes fixatrices d’azote, c’est quoi?
Les plantes fixatrices d’azote ont la capacité unique de capter l’azote de l’air pour ensuite rendre cet azote disponible aux plantes. Les fabacées (légumineuses comme les fèves, les haricots, les pois mange-tout et bien d’autres) forment une symbiose avec des bactéries appelées rhizobium. En échangeant du carbone contre de l’azote, ces bactéries permettent aux plantes de “fixer” l’azote dans le sol. Ce processus crée un engrais naturel, ou “engrais vert”, qui enrichira le sol et sera bénéfique pour les cultures suivantes.
J’ai aussi une zone de fèves et de pois mange-tout qui grimpent dans ma haie de tournesols. Je trouve que le tournesol est un tuteur bien pratique pour ces plantes grimpantes. De plus, le partage d’espace au sol fonctionne à merveille. Pour ce qui est de la luminosité, ma haie de tournesols étant située au nord-ouest, les plantes comestibles grimpantes reçoivent de la lumière sous tous les angles. Si vous plantez vos grimpantes près d’une autre plante, assurez-vous que les deux reçoivent une quantité adéquate de lumière. Le pois mange-tout peut tolérer un peu moins de lumière que la fève et le haricot, mais attention, s’il est trop exposé au soleil, sa croissance initiale sera très rapide mais il ne résistera pas à la chaleur intense et y succombera.
D’ailleurs, j’ai écrit un blogue sur quelques-unes de mes expériences au potager. Si ça vous intéresse de découvrir mes bons coups… et quelques erreurs aussi :), je parle de courges, de haricots, de pois mange-tout et bien plus encore! Et bien sûr, tout n’est pas grimpant! Si ça vous tente, voici le lien vers le blogue : Leçons du potager pour enrichir mon aménagement.
D’autres plantes qui peuvent grimper, cette fois avec un peu d’aide, sont la courge, la citrouille, le zucchini et le melon. Il est d’ailleurs très intéressant de les faire grimper, car elles prennent beaucoup de place au sol. Pinterest regorge d’idées pour faire grimper ces plantes. Ce ne sont pas des grimpantes à proprement parler, elles auront besoin d’un peu de soutien, mais grâce à leurs longues tiges et parfois quelques vrilles, elles s’en sortent plutôt bien. Les aider ne requiert pas un travail à temps plein: elles n’ont besoin que d’un peu de soutien de temps en temps.
Pensez encore une fois à l’ensoleillement pour avoir de beaux fruits. Si vous installez un treillis contre un mur, un angle est-ouest est idéal pour offrir à la plante le maximum de lumière. Et surtout, pensez à rendre le support solide, car les fruits de ces plantes sont plus lourds que ceux des fèves ou des haricots. Ça serait dommage que tout tombe au sol et écrase ce qui se trouve en dessous!
Des comestibles grimpantes annuelles moins connues à essayer: l’épinard de Malabar et l’épinard de Nouvelle-Zélande. L’épinard de Malabar grimpe tout seul, tandis que l’épinard de Nouvelle-Zélande aura besoin d’un peu d’aide. Au sol, ce dernier forme un énorme tapis de longues tiges, ce qui facilite son ascension.
Les 2 peuvent être utilisés comme l’épinard traditionnel : cuits dans la poêle ou mangés frais dans des salades avec leurs jeunes feuilles. L’épinard de Malabar a bien poussé quand je l’ai planté près du tronc d’un petit arbre, un jeune poirier, chez une cliente. Il a bien profité et a grimpé tout l’été grâce à ses vrilles. Chez moi, je teste l’épinard de Nouvelle-Zélande depuis 2 ans. Dans un pot, il a un peu moins bien performé, mais il a grimpé dans les petites branches que j’avais installées pour l’aider.
Dans les 2 cas, récoltez les semences à la fin de la fructification des plantes et vous pourrez les replanter chaque année en pleine terre sans problème. Ce sont de belles plantes peu coûteuses!
Est-ce que vous connaissez d’autres annuelles comestibles qui grimpent ou qu’on peut aider à faire grimper?
Passons maintenant aux vivaces comestibles grimpantes. Il y en a quelques-unes à explorer, certaines moins connues même pour moi, et d’autres que je fais pousser sur mon terrain depuis plusieurs années.
Les kiwis
Chez moi, j’ai 2 variétés de kiwis : le kolomikta et le arguta. Cette plante est vraiment intéressante! En plus d’être décorative, elle est parfaite pour créer des écrans intimes, habiller un mur ou embellir une clôture.
Le kiwi peut être installé aussi bien à la mi-ombre qu’au soleil. Il aura toutefois besoin d’une structure solide pour que ses branches puissent s’y faufiler et grimper avec élégance. Avec un peu de patience, vous serez récompensé en fin d’été par de délicieux fruits bien goûteux.
J’ai d’ailleurs rédigé un article complet sur cette merveilleuse plante, à découvrir ici : Les plantes comestibles méconnues : présentation du kiwi.
Les raisins
J’ai aussi de superbes vignes à raisin! Eh oui, du raisin de table bien goûteux et des grappes parfaites pour préparer de délicieuses gelées.
Chez moi, je cultive 4 variétés. D’abord, j’ai une vigne de raisin bleu, un peu plus suret, qui produit abondamment et habille tout le côté ouest de ma maison. Je l’ai depuis longtemps, mais j’ai perdu son étiquette… Je crois que c’est un Hogan, mais peu importe, je l’adore! Je l’ai palissée à l’horizontale, l’accrochant à quelques sections du mur.
Je mène même une petite expérience : je teste une longue tige pour voir si elle grimpera jusqu’à ma pergola, située à 15 pieds de sa base. ☺ La structure des tiges que l’on dirige doit être bien solide pour supporter le poids de la neige et de la glace en hiver (comme ma vigne ici).
J’ai aussi un raisin Somerset. Oh my God! Aussi délicieux que les raisins bourgogne de l’épicerie, mais en version plus petite. En 2023, il m’a offert une récolte incroyable, mais 2024 a été plus difficile… Entre les insectes, les oiseaux et les fortes chaleurs, il n’a pas eu la vie facile. Résultat : quelques raisins seulement pour moi cette année. Cette vigne est plantée au nord du terrain et grimpe à l’aide de fils de fer fixés sur mon cabanon. Malgré les épreuves, elle reste vigoureuse et pleine de potentiel.
Plus récemment, j’ai ajouté 2 nouvelles variétés à ma collection : le raisin Briana et le raisin Osceola Muscat. Je les ai installés sous ma nouvelle pergola en façade. En plein soleil, leur croissance cet été a été impressionnante. Ils ont même eu droit à leur première taille pour stimuler la fructification. J’ai bien hâte de goûter leurs fruits lors de la saison 2025!
Petit conseil pratique : Pensez à installer des filets pour protéger vos raisins. Les oiseaux sont souvent plus rapides que nous pour dénicher les grappes mûres! Cela dit, malgré cette précaution, la vigne reste une plante étonnamment facile à cultiver. Elle n’a pas besoin d’un sol très riche : un sol meuble, un bon paillis et un peu d’eau en période de sécheresse suffisent amplement à son bonheur.
Les mûriers (et aussi les framboises noires)
Ces 2 plantes, appartenant à la famille des Rubus, développent de longues tiges appelées cannes, parfois accompagnées d’autres pousses avant la production de fruits. Étant très grandes, ces tiges peuvent être attachées comme des grimpantes.
La seule différence notable est que leurs tiges ne s’enroulent pas naturellement autour d’un support, mais restent bien droites. Chez moi, je les ai installées au nord, sur le mur de mon cabanon. Je les ai attachées à des fils de fer, fixés du cabanon jusqu’au sol. J’ai également 2 petits plants que j’ai déplacés et que je compte attacher à mon filet de vigne — un petit test que je ferai pour la saison 2025.
L’épinard de Caucase : une expérience en cours
Depuis 2 ans, je teste l’épinard de Caucase. J’ai découvert cette plante pour la première fois au Jardin Van den Hende, à Sainte-Foy, et j’ai trouvé sa floraison magnifique. En plus de bien tolérer l’ombre, elle m’a semblé parfaite pour combler l’espace entre mes grands arbres.
Source de l’image : https://img.ricardostatic.ch/
Source de l’image : https://www.fermeterredabondance.com/
J’ai donc décidé d’acheter des semences et de tenter l’expérience. Pour l’instant, mes plants ont la vie dure et je n’ai pas encore observé un grand déploiement. Je les laisse tranquillement s’installer avant de commencer à récolter leurs feuilles pour mes lunchs. 🙂
À l’état naturel, l’épinard de Caucase pousse dans les forêts d’épinettes et de hêtres, où il grimpe jusqu’à 2-3 mètres de haut sous la lumière tamisée des arbres. Ses jeunes pousses se consomment crues en salade, tandis que les feuilles plus âgées se cuisinent comme des épinards.
Ses feuilles en forme de cœur et ses petites fleurs vertes créent un superbe effet vaporeux, rappelant le voile d’une mariée. Cette plante est rustique en zone 3, résistant à des températures allant jusqu’à -40°C.
Côté entretien, elle est peu exigeante : elle pousse aussi bien au soleil qu’à l’ombre, tolère la sécheresse, résiste aux gelées tardives et se développe même sous la neige en hiver. Vous pourrez donc récolter ses premières pousses très tôt au printemps.
Enfin, l’épinard de Caucase est une plante durable, avec une longévité estimée entre 20 et 50 ans. Mis à part les limaces, qui raffolent de ses jeunes feuilles, cette plante est rarement affectée par des maladies ou des parasites.
Maintenant, voici d’autres plantes à découvrir avec vous, car je n’ai pas encore d’expérience avec elles. Je devrai leur trouver une place sur mon terrain, car elles m’ont l’air intéressantes ☺.
Apios americana : La patate en chapelet, un trésor indigène à découvrir
Apios americana est une plante grimpante native du Québec, atteignant une hauteur de 1 à 6 mètres. Surnommée la patate sauvage des Amérindiens, on la trouve fréquemment le long des cours d’eau. Toutefois, elle s’adapte parfaitement aux jardins, surtout dans un sol humide et sablonneux, et elle préfère un emplacement en soleil ou en mi-ombre. En plus de sa belle floraison pourpre et parfumée, elle agit comme fixatrice d’azote.
Les tubercules sucrés de l’apios sont comestibles et leur goût rappelle celui de la noisette, de la cacahuète et de la patate douce. Ils sont très nutritifs, riches en protéines (trois fois plus que la pomme de terre), glucides, acides aminés, acides gras, lipides et oligoéléments. Toutefois, ces tubercules doivent impérativement être cuits avant d’être consommés. L’apios possède également des vertus médicinales : elle est immunostimulante, anticancéreuse, anti-hyperglycémique, hypotensive et anti-inflammatoire. De plus, elle constitue une excellente source d’isoflavones.
Source de l’image : https://www.jardinage-quebec.com/
Concernant la récolte, il est possible de ramasser les tubercules, qui se trouvent sous la surface du sol, environ trois ans après la plantation. N’oubliez pas de laisser une partie des tubercules en terre pour assurer une future récolte. Leur goût est optimal après un gel d’automne tardif. Avant de les cuisiner, il faut retirer leur pelure. Les tubercules peuvent être consommés bouillis, cuits à la vapeur, sautés dans la poêle, frits ou transformés en chips.
Enfin, l’apios produit également des fèves à la fin de la saison. Celles-ci se récoltent chaque automne. Un environnement chaud est recommandé pour leur production, et elles peuvent être consommées crues ou sèches.
Le houblon
Le houblon, ou Humulus lupulus, est une plante grimpante vivace, fascinante par sa rapidité de croissance et son aspect spectaculaire. Utilisée depuis longtemps tant pour ses qualités esthétiques que pour la production de bière artisanale faite maison, cette plante est un atout dans les jardins. Le houblon est constitué de plants mâles et femelles : seules les femelles produisent des fleurs qui se transforment en cocottes de houblon, nécessaires à la fabrication de la bière. La pollinisation nécessite la présence des 2 types de plants, et les cocottes apparaissent généralement à partir de la deuxième année sur les plants femelles. Cette culture demande de la patience, mais elle est gratifiante, car le houblon est une vivace qui repart chaque année du sol.
Le houblon est idéalement cultivé dans un sol riche et bien drainé, de préférence sous un ensoleillement direct, bien qu’il puisse tolérer une certaine mi-ombre. En raison de sa nature de vigne, il est important de prévoir un treillis ou un tuteur pour que la plante puisse s’épanouir. Sa culture est bien adaptée au climat du Québec et, en plus de sa beauté, elle peut être utilisée pour faire de la bière artisanale, mais aussi pour ses propriétés en herboristerie traditionnelle.
Récolte et transformation
Le houblon produit des cocottes (ou strobiles) à partir de la 2e ou 3e année de culture. Ces cocottes se récoltent à l’automne, et une fois cueillies, elles peuvent être utilisées pour fabriquer de la bière ou comme plante ombrière. Avant de les consommer ou de les utiliser à des fins médicinales, il est important de consulter un herboriste thérapeute ou un professionnel de la santé pour s’assurer d’un usage approprié.
Zones de culture
Le houblon est adapté aux zones 4 à 8, offrant une belle croissance dans un environnement chaud et en plein soleil. Bien qu’il tolère la mi-ombre, il donnera ses meilleurs résultats avec un maximum de lumière. On peut l’utiliser comme plante ombrière, en compagnonnage avec d’autres plantes.
Baie aux cinq saveurs (nom latin : Schisandra chinensis)
La baie aux cinq saveurs est une plante grimpante qui produit des fleurs rose crème, qui se transforment en grappes de fruits rouge vif. Elle nécessite une structure solide pour grimper, comme un arbre, un treillis ou une pergola. Très populaire en Asie, elle est utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise.
Cette plante préfère les sols riches et le plein soleil, mais peut tolérer la mi-ombre. Elle ne supporte pas la sécheresse. Sa zone de rusticité se situe entre 4b et 5a, ce qui signifie qu’au Québec, il est important de la protéger des vents froids en hiver. Dans des conditions idéales, elle peut atteindre jusqu’à 10 mètres de hauteur. La baie aux cinq saveurs s’enroule naturellement autour de la structure sur laquelle elle grimpe. La floraison a lieu vers juin, et la fructification en septembre.
Sources des images : https://www.jardindupicvert.com/
Pour garantir une bonne pollinisation, il est recommandé de planter 2 sujets de sexes différents, car un seul plant produit soit des fleurs mâles, soit des fleurs femelles. Assurez-vous donc d’acheter 2 plants de sexe opposé.
La baie aux cinq saveurs produit des grappes de baies retombantes et décoratives, qui sont particulièrement belles lorsqu’elles grimpent en s’enroulant autour d’un support. Les baies, rouge vif, sont sucrées (20%) et protéinées (10%), et peuvent être utilisées comme épices. Elles ont un goût complexe, combinant les cinq saveurs : sucré, salé, amer, piquant et aigre. Vous pouvez récolter environ 2 kilos de fruits par plant.
En médecine traditionnelle chinoise, les baies sont considérées comme l’un des 50 meilleurs produits. Les tiges et les feuilles de la plante peuvent également être utilisées pour préparer une tisane aromatique, qui peut être ajoutée à divers mets. Les fleurs, de couleur crème, sont très parfumées.
Certaines variétés de la baie aux cinq saveurs préfèrent une exposition à la mi-ombre ou à l’ombre. Il existe aussi des variétés auto-fécondes, permettant de cultiver la plante seule tout en obtenant une récolte satisfaisante.
Est-ce que vous connaissez d’autres vivaces comestibles qui grimpent ou qu’on peut aider à faire grimper?
Pour conclure, les plantes comestibles grimpantes sont une solution pour optimiser l’espace tout en ajoutant beauté, diversité à nos jardins et nourriture dans nos assiettes :). Qu’elles soient comestibles ou simplement décoratives, elles offrent une multitude de possibilités pour aménager des espaces fonctionnels, esthétiques et durables. En plus de leur capacité à maximiser l’espace, elles contribuent également à la biodiversité et créent des environnements plus accueillants.
Intégrer des plantes comestibles grimpantes à votre jardin peut transformer n’importe quel coin en un petit paradis. Et n’oubliez pas : chaque plante a son propre caractère, et il suffit parfois d’un peu de patience et d’ingéniosité pour les voir s’épanouir. Alors, à vos supports, et laissez vos plantes comestibles grimpantes prendre le relais!